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Labels RSE : comment s’y retrouver ?

Rédigé par La rédaction du C3D, le 23 février 2023

La RSE s’implante profondément dans les entreprises et inonde l’ensemble des prises de décision et activités de nombres d’entre elles. Et cela tombe bien, car leurs parties prenantes semblent y être de plus en plus sensibilisées. Qu’il s’agisse des consommateurs, des investisseurs ou des clients, les attentes tournent aujourd’hui autour d’une plus grande transparence. C’est notamment grâce à la labellisation que les entreprises sont en mesure de prouver leurs engagements mais également de repousser leurs limites. Encore faut-il s’y retrouver dans cette jungle des labels.

Les nombreux avantages des labels RSE

En crédibilisant les engagements RSE d’une entreprise, les labels RSE représentent des leviers de confiance efficaces. Les consommateurs sont ainsi rassurés sur la provenance, la qualité, des produits qu’ils achètent, les candidats et jeunes talents sont attirés par les valeurs de l’entreprise en accord avec les leurs et les collaborateurs sont mieux embarqués dans la stratégie RSE. Les labels peuvent également être source de fierté et d’un plus grand sentiment d’appartenance. Enfin, la labellisation permet aux entreprises de valoriser leurs engagements auprès des entreprises clientes souhaitant faire affaire avec des prestataires soucieux de leur impact. 

Les labels permettent donc de communiquer sur les engagements, sur la stratégie RSE, autant à l’externe qu’en interne. Mais de façon plus structurelle, le travail de labellisation vient engager l’entreprise dans une démarche plus aboutie de leur transition dans la mesure où il s’agit de remplir des objectifs précis et parfois particulièrement ambitieux. Cela est également possible grâce à l’émulation, l’intelligence collective, l’inspiration, puisque de véritables communautés d’entreprises engagées et inspirantes se forment autour de ces labels. 

Comment choisir son label RSE ?

Il existe une quarantaine de labels en France. Ils s’adressent à des entreprises en fonction de leur secteur d’activité, de leur taille, de leur cœur de métier… Ainsi, on peut les classer par typologie : les labels généralistes qui traitent l’ensemble des dimensions de la RSE, les labels thématiques qui reposent sur des piliers clés de la RSE comme les achats ou la diversité, les labels sectoriels qui dépendent du secteur en question et enfin les labels territoriaux qui dépendent de l’impact territorial en fonction de la situation géographique de l’entreprise. 

Choisir un label dépend tout d’abord du type d’impact recherché et donc des objectifs et cibles que l’on souhaite atteindre. Au-delà, il s’agit de sélectionner un label fiable et réellement challengeant en regardant de près la méthodologie de l’évaluation ainsi que la transparence du label. La Plateforme RSE liste à ce titre 10 principes clés à respecter pour assurer la crédibilité d’un label : la robustesse, la matérialité des engagements, l’amélioration continue, les bénéfices pour la société, l’environnement et l’entreprise, la représentativité, la non-compensation, la séparation des compétences, la transparence, l’exemplarité, l’accessibilité.

Attention au labelwashing

L’obtention d’un label est souvent complexe et appelle les entreprises à faire preuve de détermination et de patience. Il s’agit donc de bien questionner les raisons pour lesquelles on se lance dans cette aventure. Se labelliser ne doit pas reposer sur une démarche de communication mais plutôt de progrès continu : attention au labelwashing. C’est aussi pour cela que le choix du label est primordial et doit s’appuyer sur des critères rigoureux, s’appuyer sur un label peu regardant peut entacher l’image de l’entreprise. 

Le label, s’il présente de nombreux avantages, ne doit pas être perçu comme un atout de communication mais avant tout comme un tremplin pour la stratégie RSE. Un label ne représente pas une ligne d’arrivée, il peut se perdre et doit donc s’entretenir, se renouveler.