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« Dans les appels d’offres, les questions sur la RSE sont devenues systématiques » Laurence Vandaele – Nexans

Rédigé par contact@cddd.fr, le 25 septembre 2020

Cet article a été préalablement publié sur RSEDATANEWS.

Le câblier Nexans organisait ce 22 septembre un Climate Day, assorti d’une campagne de publicité dans la presse quotidienne nationale, autour de ses ambitions durables. Misant sur l’électrification galopante des produits et services, le groupe, dont 98 % des émissions proviennent de l’utilisation du produit fini, est tiraillé entre l’accès à des matériaux durables et des demandes de clients de plus en plus exigeants sur le plan de la durabilité. Entretien. 

Vous avez annoncé une évolution de la démarche RSE de Nexans. S’agit-il s’une nouvelle feuille de route et pouvez-vous nous en présenter les évolutions ?

Laurence Vandaele : On avait depuis quelques années une feuille de route avec quatre axes, People, Planet, Products et Partners, avec des objectifs et une scorecard associée. Christopher Guerin, notre Directeur Général, a souhaité renforcer notre démarche, en particulier sur le volet Planet. Je lui ai proposé de travailler sur notre contribution dans le cadre de la trajectoire +1,5°C, ce qu’il a accepté et soutenu. La première étape a constitué en l’analyse de notre bilan carbone – que nous publions de longue date – ce qui nous a permis d’identifier nos plus gros postes d’émissions. Nous avons défini les chantiers prioritaires et continuons à travailler pour rendre cette feuille de route encore plus opérationnelle.

Vous évoquez le rôle de Nexans pour améliorer l’efficacité énergétique des clients. Pouvez-vous nous en dire plus sur la façon dont vous abordez le sujet ?

Laurence Vandaele : Quand on passe en revue notre bilan carbone, on constate que 98 % des émissions proviennent de l’utilisation du produit vendu au client. Aussi, notre responsabilité, au-delà de nos opérations directes, est d’accompagner nos clients. Notre Directeur Général a cette volonté d’être en co-construction avec nos clients pour les accompagner dans la réduction de leur empreinte carbone.

Nous travaillons avec nos équipes commerciales, nous les accompagnons pour qu’ils soient mieux armés pour répondre aux questions que les clients se posent, et détecter les questions à venir. Avec les équipes sales et marketing, nous avons mis en place des webinaires RSE. Les 10 modules abordent la RSE, et des sujets métiers tels que l’éco-conception, le plastique recyclé dans la fabrication des câbles, etc. Cela permet aux commerciaux d’avoir les éléments de langage pour les clients.

Concernant notre offre, nous avons une personne en charge du développement des produits et services bas carbone à destination des clients. Certains d’entre eux ont des idées très précises sur ce qu’ils souhaitent, tel qu’Orsted (leader mondial de l’éolien offshore, NDLR), qui voulait des câbles produits entièrement à partir d’énergies renouvelables. Apporter ce produit nous a demandé des adaptations.

De façon plus large, l’enjeu climat vient nous interroger sur notre modèle d’affaires. Nous devons en effet être plus proches des clients, pour co-construire à leurs côtés, mais aussi physiquement dans la localisation des sites et la logistique des produits pour favoriser les circuits courts dans un contexte où le transport des câbles est énergivore et coûteux.

De quelle façon travaillez-vous sur la réduction des impacts environnementaux de la supply chain ?

Retrouvez l’intégralité de l’article sur RSEDATANEWS.