A l’occasion du Forum de Giverny le 6 septembre dernier, l’Ifop a dévoilé les résultats d’une étude réalisée pour RM conseil sur la thématique suivante : « Le regard des Français et leur appropriation de la RSE ». Les français connaissent-ils la RSE ? S’y intéressent-ils ? A quoi ce terme correspond pour les français ? Retour sur les résultats clés de l’étude réalisée auprès d’un échantillon de 1 005 personnes.

Premier constat et pas des moindres : la notoriété de la RSE est encore relativement faible. En effet, un tiers seulement du grand public est familier avec la notion de Responsabilité Sociétale des Entreprises. Élément encourageant : parmi ces connaisseurs, près de la moitié sont des dirigeants d’entreprises. Dans le même sens, 38 % des actifs ne savent pas si leur entreprise est engagée dans une démarche RSE.

Toujours parmi ces connaisseurs, 55 % s’estiment intéressés, et 48 % davantage intéressés que les années précédentes : « L’intérêt des connaisseurs pour cet enjeu est majoritaire et progresse avec la qualité de la connaissance, signe qu’il n’y a pas de caractère déceptif à mesure que la RSE est présente à l’esprit. » expliquent les auteurs de l’étude.

Autre constat : 38 % des personnes interviewées considèrent la RSE comme utile, celle-ci est en revanche souvent perçue comme compliquée (pour 32 % des personnes interviewées).

A la question « Parmi les enjeux suivants, lequel se rapproche le plus de l’idée que vous vous faites de la RSE ? », les interviewées semblent positionner la RSE à la croisée de 3 enjeux : protection de l’environnement, conditions de travail et bien-être, et comportements éthiques des entreprises. Le caractère pluriel de la RSE est donc bien perçu. Par la suite, lorsque l’on demande où les entreprises doivent porter leurs efforts, les enjeux qui se révèlent sont relativement similaires à la question suivante : environnement et social se démarquent, et à cela vient s’ajouter l’enjeu de la consommation responsable.

L’étude tente ensuite de comprendre le pouvoir de la RSE sur le comportement des citoyens interviewés. On constate ainsi que la mise en avant d’une démarche RSE est susceptible d’influencer le comportement des consommateurs en termes de choix, de fidélité à un produit, mais pas encore suffisamment s’agissant d’un prix plus élevé à payer. Au niveau professionnel, les personnes interviewées semblent prêtes à s’engager dans la démarche RSE d’une entreprise (69 %), et pour 58 % d’entre elles, la politique RSE d’une entreprise est un critère important au moment de choisir son emploi.

Enfin, il ressort de l’étude que la RSE est l’affaire de tous : « Si les acteurs appartenant à la sphère professionnelle (dirigeants, salariés) sont considérés comme les plus décisifs pour faire progresser la RSE, le rôle des pouvoirs publics, comme celui de l’opinion publique, sont aussi mis en avant » expliquent les auteurs de l’étude.

Retrouvez l’intégralité des résultats de l’étude.