Le 15 janvier dernier, Amundi, entreprise membre du C3D représentée par son Directeur de l’investissement responsable Stanislas Pottier, publiait une nouvelle étude sur l’impact des investissements ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Retour sur les résultats clés.

Pour cette étude, Amundi a analysé la performance boursière de 1 700 entreprises répartis dans les univers boursiers des indices MSCI (MSCI North America, MSCI EMU, MSCI Europe-ex EMU, MSCI Japan et MSCI World), et comparer ce score à leur performance ESG. Le résultat est sans appel : en Europe, comme aux Etats-Unis, investir dans des portefeuilles dotés de bonnes notes sur les critères ESG rapporte plus.

Entre 2010 et 2013, être un investisseur responsable avait tendance à pénaliser les portefeuilles européens et nord-américains. Depuis 2014, la tendance s’est inversée : les investissements responsables ont généralement été une source de surperformance. Aujourd’hui donc, plus les entreprises disposent de bons scores dans les critères environnementaux, sociaux ou de gouvernance, plus leurs actions tendent à rapporter, et l’inverse est aussi vrai : les entreprises disposant des moins bons scores sous-performent.

Comment expliquer cela ? Avec la prise de conscience croissante des sujets environnementaux, sociaux ou de gouvernance dans le monde, les investisseurs institutionnels ont commencé à se tourner vers l’investissement responsable. Ces investissements rapportant plus d’argent, ils ont considérablement augmenté en Europe et en Amérique du Nord au cours des cinq dernières années. Cette mobilisation massive d’investisseurs institutionnels vers les investissements ESG a eu un impact sur les mécanismes de la demande, ce qui a eu un impact sur les prix, ce qui a également entraîné une prime de performance.

Avec la dynamique croissante autour de l’investissement responsable, cette tendance devrait se renforcer. Une raison de plus pour les entreprises de développer leurs investissements sur les critères ESG.