La cinquième édition du palmarès de la féminisation des instances dirigeantes s’est déroulée le 17 novembre dernier en présence de Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’Etat en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes. À l’occasion de cette cérémonie, deux entreprises dont les Directeurs Développement Durable sont membres du C3D, ICADE et TECHNICOLOR, ont été saluées pour leurs actions en faveur de la parité dans leurs instances dirigeantes. L’occasion de revenir sur les chiffres clés du classement et sur l‘évolution de la législation en vigueur.

Un palmarès pour encourager la féminisation des sociétés cotées en Bourse

Lancé en 2013 et réalisé par Ethics & Boards, en partenariat avec Challenge et le ministère en charge des droits des femmes, ce palmarès concerne uniquement les entreprises du SBF 120. Une fois par an, ces entreprises sont évaluées selon 3 critères : la féminisation de leurs instances dirigeantes, leur politique en matière de mixité et la part de femmes dans les 100 premiers postes de l’entreprise.

Cette année, les chiffres sont en progrès : la féminisation des instances dirigeantes est en progression par rapport à l’année dernière. Les conseils d’administration du SBF 120 comptent en moyenne 42 % de femmes contre 38 % en 2016, bien qu’on ne dénombre encore que trois femmes au statut de présidentes de conseil d’administration. De plus, au total, 22,7 % de femmes sont présentes dans les 100 premiers postes de ces 120 grandes entreprises, contre 22 % l’an passé.

Coté C3D, le groupe immobilier ICADE est en troisième position du classement et s’est notamment illustré par la féminisation de son Comex pour lequel il s’est vu attribué un prix complémentaire. Tandis que TECHNICOLOR, groupe de services et de technologies pour les médias numériques, se place en quatrième position du classement.

Égalité professionnelle : un cadre législatif de plus en plus affirmé

Dans le domaine de la féminisation des instances dirigeantes, la France se maintient en tête des pays de l’Union Européenne avec une progression de 15,8 points de pourcentage depuis 2013.

Cette progression s’appuie notamment sur la loi du 27 janvier 2011, dite loi « Copé-Zimmermann », relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance. L’objectif au 1er janvier 2017 était d’atteindre au moins 40 % de femmes dans les conseils d’administration et de surveillance des sociétés cotées, sous peine de sanctions. Les sanctions évoquées étaient alors l’annulation des nominations et le non-versement des jetons de présence. De plus, la secrétaire d’État a annoncé en août dernier préparer un dispositif de sanction financière visant à prélever directement les amendes dans les entreprises. Des dispositifs de sensibilisation sur les droits des femmes au travail et une multiplication des contrôles aléatoires sont également en cours.

Le rôle des entreprises dans l’égalité hommes-femmes

Améliorer l’égalité hommes-femmes dans l’entreprise n’est pas qu’une question réglementaire. Les entreprises ont un rôle déterminant à jouer pour rendre l’égalité hommes-femmes effective et doivent s’engager à devenir des acteurs clés du changement.

En outre, elles peuvent tirer de nombreux avantages de leur engagement vers la parité en entreprise et la féminisation des instances dirigeantes. En effet, l’égalité de genre est de plus en plus souvent identifiée comme un facteur de la réputation corporate des marques et a une incidence sur l’attraction des talents et le bien-être au travail.

Non seulement l’égalité femme-homme est la meilleure chose à faire sur le plan moral, mais il s’agit aussi d’une formidable opportunité d’améliorer sa performance économique.