Premier puit de carbone terrestre national et vivier de 440 000 emplois, la forêt française fait l’objet d’un intérêt croissant de la part des directions RSE. Elles sont de plus en plus nombreuses à financer des projets de reboisement dans l’Hexagone en mobilisant leurs parties prenantes. Dans ce contexte, Reforest’Action publie « Notre Avenir S’appelle Forêt », un rapport inédit sur l’avenir de la forêt métropolitaine au XXIe siècle. Le document propose une liste de bonnes pratiques pour des plantations adaptées aux enjeux d’avenir.

Un constat : la forêt française va être affectée par les dérèglements environnementaux

Les forêts ont de tout temps manifesté une résilience naturelle et une capacité d’adaptation aux évolutions écologiques. Pour autant, face à la rapidité du changement climatique, à l’augmentation prévue des sécheresses, du risque incendie à la France entière et à la hausse exponentielle annoncée des insectes ravageurs en Europe, les écosystèmes forestiers nationaux vont être mis à rude épreuve au cours du siècle actuel. Ces défis environnementaux, qui peuvent se combiner, risquent de fragiliser leur capacité à fournir durablement des services écosystémiques.

Le rapport « Notre Avenir S’appelle Forêt » analyse pour la première fois de façon transversale les enjeux écologiques, économiques et sociaux de la forêt française au XXIe siècle.

Un enseignement : les forêts mélangées sont mieux adaptées aux enjeux du XXIe siècle

Fruit d’une revue de 150 sources scientifiques et autres publications spécialisées, et relu par un comité d’experts de l’INRA, de France Nature Environnement, de la Fédération Nationale du Bois et de Fransylva notamment, ce document inédit révèle que la diversité forestière, au sens de la diversité des essences d’arbres peuplant une forêt, est une précieuse alliée. Les forêts mélangées présentent ainsi nombre d’atouts par rapport aux forêts composées d’une seule essence :

  • elles sont généralement (pas systématiquement) plus résistantes à la sécheresse et aux tempêtes ;
  • elles sont plus résistantes aux attaques d’insectes ;
  • elles affichent une meilleure production de services écosystémiques, tels que le stockage de CO2 utile à la lutte contre le changement climatique, ou la production de bois, essentielle pour la filière et la transition énergétique ;
  • elles réduisent le risque de dommages économiques issus d’aléas biotiques (attaques d’insectes, maladies) et abiotiques (sécheresse, incendies, tempêtes) ;
  • elles répondent aux attentes sociales grandissantes du public ;
  • elles contribuent à réduire le risque de développement de certaines maladies et les dépenses de santé publique.

Une proposition : des bonnes pratiques à l’adresse des directeurs RSE pour planter les forêts de demain

Fort de cette analyse, Reforest’Action innove en proposant dans ce rapport la mise en œuvre d’un Socle Commun de Multifonctionnalité. S’appuyant sur la diversité forestière en tant qu’alliée, ce Socle est un ensemble de principes applicables lors de la plantation ou de la régénération d’un peuplement forestier visant à garantir sa capacité de fourniture durable de services écosystémiques, de résistance, d’adaptation et de résilience aux dérèglements environnementaux actuels et futurs. Il est applicable par tout acteur du reboisement en France et peut également servir de base de réflexion aux directeurs RSE qui souhaitent engager leur entreprise en faveur d’une action de reboisement en France.

Lire le rapport « Notre Avenir S’appelle Forêt ».