Cet article a été préalablement publié sur RSEDATANEWS.

Transparence et traçabilité. C’est l’objectif de Bee Respect, la plateforme que vient de lancer la marque de parfums et cosmétiques Guerlain. Accessible à tous, elle agrège les informations des différents produits le long de leur cycle de vie. Pas d’analyse de performance ou d’indicateurs clés à ce stade, mais un gros travail de transparence. Analyse.

La transparence tout au long du cycle de vie d’un produit. C’est la promesse de la plateforme Bee Respect, mise en ligne ce mois-ci par la marque Guerlain. Un site internet qui identifie, grâce à un « Respect Code », les informations relatives aux matières premières, au packaging, à la fabrication, au transport, aux points de vente et au recyclage d’un produit.

A l’aide d’une carte géographique, la plateforme permet de visualiser la provenance des principaux ingrédients (pour au moins 80% de la formule) et leur naturalité, les matériaux utilisés pour l’emballage, la localisation des sites de production, ou encore les noms des différents fournisseurs ainsi que leurs derniers audits et certifications.

Un outil à destination du grand public, dont l’origine remonte à 2015 : « au départ, c’était un outil de travail interne », explique Sandrine Sommer, Directrice Développement Durable de Guerlain. « Nous souhaitions améliorer notre empreinte environnementale et sociale, et avions besoin pour cela de l’ensemble des informations le long du cycle de vie d’un produit. Mais depuis 1 ou 2 ans, on se rend compte que les choses changent du côté des consommateurs. Des applications se développent, les clientes posent plus de questions. On a pensé que cet outil pouvait les intéresser ».

Un travail de grande ampleur

Toute la gamme de soins est aujourd’hui disponible sur la plateforme, soit une soixantaine de références et près de 400 ingrédients, précise la marque. Le maquillage est attendu pour l’été et le parfum d’ici la fin de l’année. Le projet a été développé en partenariat avec Product DNA, une entreprise suisse spécialisée dans la traçabilité des processus d’achats et de production. « Nous avons souhaité travaillé avec eux parce quils avaient déjà développé une plateformesimilaire pour des tee-shirts en coton ». Mais avec une différence de taille, liée à la complexité des formules des produits de beauté et leur longue liste d’ingrédients.

Si les informations existaient au sein des différents départements, les agréger sur une seule plateforme a représenté beaucoup de travail : « il a fallu embarquer nos collaborateursMais les équipes avaient envie d’avoir cette vision globale du produit. Ce n’était pas le cas auparavant. Par exemple, les acheteurs packaging n’avaient pas forcément conscience de comment les ingrédients étaient achetés ».

Un vrai effort de transparence…

Des équipes très motivées par le projet, certes. « Mais il a quand même fallu convaincre en interne, notamment auprès de la recherche & développement et des achats. Nous sommes allés assez loin dans la transparence et ce n’est pas courant dans le secteur du luxe. Il faut parfois garder un peu de confidentialité sur certains ingrédients ».

Côté fournisseurs, une quarantaine de partenaires sont mentionnés sur la plateforme : « ils ont eu le choixOn leur a dit que c’était l’occasion de montrer ce qu’ils faisaient de bien. Pour eux c’est très valorisant », explique Sandrine Sommer. Il n’y a pas d’analyse critique des démarches mises en place par les fournisseurs et du chemin restant à parcourir. Sont indiquées des informations en faveur du développement durable, comme la catégorie de note obtenue sur la plateforme Ecovadis, les certifications ISO, ou la réalisation annuelle d’un bilan carbone.

…mais pas d’analyse de performance

L’effort de transparence est particulièrement riche en amont du processus de production. Les rubriques concernant la vente et le recyclage ne contiennent pour l’instant qu’une liste des points de vente et un renvoi vers les consignes de tri.

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