Le débat sur les finalités de l’entreprise serait-il déjà en train de faire évoluer les mentalités ? Oui, selon le Baromètre Entreprise et Société réalisait par Viavoice pour HEC Paris, le SnO et France Info en avril dernier. En effet, la perception de la responsabilité sociétale des entreprises semble avoir profondément évolué en quelques semaines. Décryptage.

Depuis le rapport Notat-Senard, préconisant d’inscrire les enjeux sociaux et environnementaux de l’entreprise dans le code civil, les opinions des décideurs semblent avoir évolué. C’est en tout cas ce que rapporte l’enquête réalisée en mars 2018 auprès d’un échantillon de 400 personnes représentatives de la population des cadres résidant en France.

Voici cinq enseignements à retenir de cette enquête.

1) La RSE : un avantage concurrentiel

Pour 63 % des cadres répondants, la RSE doit être perçue comme une opportunité économique car c’est une source d’avantage concurrentiel pour l’entreprise. Et bonne nouvelle… ce chiffre est en hausse de 8 points par rapport au mois de janvier.

2) Une RSE intégrée à la stratégie de l’entreprise

La place concrète de la RSE au sein de l’entreprise évolue également très fortement. 7 cadres sur 10 pensent désormais que celle-ci doit être « intégrée à la stratégie et aux opérations commerciales ». Ce chiffre est en forte hausse avec + 18 points par rapport à janvier.

3) Les enjeux prioritaires de la RSE

Selon les cadres français, la RSE… c’est d’abord l’empreinte écologique de l’entreprise (46 %). Vient tout de suite après le bien-être des salariés (45 %), puis l’impact social de l’activité de l’entreprise (42 %).

4) Les acteurs prioritaires de la RSE

D’après l’enquête, pour être réellement efficace, l’action d’une entreprise en matière de RSE doit être aujourd’hui portée en priorité par la direction et le top management (57 %, +14 par rapport à janvier), suivi des salariés (38 %) et des managers de proximité (29 %).

5) RSE et réglementation

Dernier enseignement : les cadres pensent de plus en plus que leur entreprise « doit aller au-delà du strict respect des lois et réglementations » (64 %). Au mois de janvier, ils n’étaient que 54 %.

Retrouvez l’intégralité de l’étude.